Forum des Éleveurs Rebelles

Forum des Éleveurs Rebelles

Eleveurs et propriétaires de chiens de races réfractaires aux idées reçues et ayant quelque chose à dire. Lecture libre, nous invitons volontiers nos détracteurs à s'instruire.
 
AccueilPortailGalerieFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Meme combat texte du Collectif Ruralité

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
chantal_mayoland



Messages : 224
Date d'inscription : 22/07/2011

MessageSujet: Meme combat texte du Collectif Ruralité   Mar 17 Mar - 12:20

Ce texte est arrivé via Collectif_Ruralite@yahoo.fr sur ma boite de messagerie. Il me semble interessant et important, je vous le relaye donc tel que

Bonjour,

 

Vous êtes aviculteur(trice) amateur passionné(e) par la sélection et la préservation des volailles de races anciennes, producteur de volailles ou d'oeufs de qualité au sein d'élevages à taille humaine, praticien vétérinaire ou professionnel de santé, économiste, scientifique, élu(e) de nos territoires ou citoyen sympathisant de cette cause, cette information importante vous intéresse.



 

Une pétition publique est en ligne sur le site Change.

 

Son objectif est de pousser les firmes pharmaceutiques productrices de vaccins pour volailles à les fabriquer en petits conditionnements, à des tarifs cohérents, adaptés et responsables.

 

Notamment pour répondre aux besoins de l'aviculture amatrice, qu'elle soit familiale y compris de subsistance, de loisir ou de sélection. Mais aussi professionnelle avec les élevages et ateliers de petite dimension optant pour un développement durable et des circuits courts de distribution. Secteurs sciemment oubliés et négligés depuis des décennies par les firmes pharmaceutiques productrices de vaccins aviaires, au seul profit de l'aviculture intensive. Avec des vaccins volailles proposés uniquement en méga-conditionnements de 1.000, 10.000 voire 20.000 doses ! Demain peut-être plus si mobilisation il n'y avait pas.

 

Or ce problème pratique est un enjeu global, dépassant même nos frontières. Par équité vis à vis des petites structures d'élevage, pour mieux lutter contre et prévenir les antibiorésistances crées par un usage abusif des antibiotiques en l'absence de vaccins en petits conditionnements, pour préserver la santé de nos animaux et cheptels rares de races anciennes de volailles réservoir de biodiversité et patrimoine national. Pour mieux sécuriser aussi nos Expositions et Concours Avicoles ainsi que les échanges de reproducteurs entre sélectionneurs, pour permettre à l'aviculture amatrice et aux petits producteurs de proximité, porteurs de centaines d'emplois durables sur tous nos territoires, de se maintenir et de se développer. 

 

L'inaccessibilité chronique organisée aux vaccins volailles, qui ne sont donc pas disponibles en petits dosages et conditionnements, est un frein majeur. Préjudiciable donc tout autant à la conservation de nos anciennes races locales de volailles, à la santé publique et à celle de nos animaux ainsi qu'à une bonne structuration sur le long terme de toutes ces filières génératrices d'emplois locaux. 

 

La France a pourtant signé la Convention de Rio, qui dans ses règles et objectifs préconise des mesures pratiques afin de préserver les espèces et races animales domestiques à faibles effectifs ou en voie de disparition. Elle ne respecte donc pas, sur ce point précis et pourtant central de l'accessibilité des vaccins aviaires, son engagement. Depuis des décennies, aucune mesure pour moraliser et mieux réguler ce marché des vaccins volailles n'a été mise en place. Pour des milliers d'éleveurs français, européens et au delà, qui préservent des races qui sans leur intervention auraient disparu, c'est totalement inadmissible et potentiellement très néfaste. Ceci d'autant que cette mascarade perdure donc dans l'indifférence générale depuis des lustres. Il est donc temps de réagir, d'informer, pour enfin tenter de stopper ces dérives et améliorer l'approvisionnement en vaccins des petits élevages de volailles. Sur bien des points le système actuel de production et de distribution des vaccins aviaires étant à la limite du respect de nos lois, du bien être de l'animal et d'une bonne pratique de la médecine vétérinaire.

 

Aussi, si ce sujet vous intéresse, voici le lien vers cette pétition :

 

https://www.change.org/p/ produire-des-vaccins-pour- volailles-conditionnes-en- petits-dosages

 

Prenez connaissance de cette pétition, un argumentaire technique détaillé y explique toute l'importance de cette revendication. Et les nombreux commentaires rédigés par des éleveurs et les différents participants sont tout autant instructifs qu'édifiants.

Plusieurs centaines d'éleveurs, notamment, l'ont déjà signée. Si vous ne l'avez déjà fait rejoignez les et ainsi vous nous aiderez, dans un premier temps, à interpeller et mieux informer les décideurs publics. Ils en ont besoin. Et ils sont en effet en partie responsables de la protection de la biodiversité, lorsque des procédures techniques évidentes et cohérentes sont applicables pour les vaccins volailles en direction des profitables firmes pharmaceutiques. Ne serait-ce qu'en contrepartie naturelle des autorisations de mise en marché qui leur permettent de commercer valablement avec le secteur de l'aviculture intensive. 


 

A ce premier stade de l'exposé nous vous proposons une pause. Conscients que dans nos vies trépidantes au rythme effréné nous n'avons pas toujours le temps de nous pencher, à tête reposée, sur l'ensemble des sujets d'importance qui nous menacent au quotidien. Que ce soit sur le plan des libertés individuelles, social, économique ou environnemental, ce qui fait que quelque part que nous le voulions ou pas, que nous ayons du mal à l'admettre en jouant assez souvent aux autruches, nous sommes tous en sursis puissants et misérables au pied du mur. 

 

Aussi, le texte qui suit étant un peu long, pendant que nous avons fait le maximum dans sa rédaction pour qu'il soit agréable à lire, ceux d'entre vous qui le souhaitent peuvent directement se rendre via le lien fourni vers la Pétition Vaccins Volailles. Elle est volontairement synthétique et succincte afin d'aller à l'essentiel, même si la matière qui nous intéresse ici ne peut sur certains points être survolée

 

Et, pour ceux qui sont naturalistes ou contemplatifs, vous pourrez y découvrir une magnifique photo de mes poules à plumes prise dans un décor champêtre. Plus précisément un parquet constitué d'un Coq et de quelques Poules de race Marans en variété Froment doré. Quelle que sera la suite que vous donnerez en participant ou pas à cet appel que nous lançons, chacun étant libre de soupeser l'importance de la problématique que nous soulevons, mes poules sont toujours très belles à regarder. Il s'agit d'une variété de plumage fort rare dans cette race, en train de renaître de ses cendres après avoir failli disparaître. Que je diffuse aux amateurs autant que faire se peut afin avec d'autres de consolider ce renouveau. Collègues éleveurs passionnés dont les cheptels de petite taille mériteraient bien évidemment d'être protégés, en partenariat bien compris avec nos praticiens vétérinaires, par diverses vaccinations lorsque utile et nécessaire. Le dimorphisme sexuel qui s'exprime dans le plumage des coqs et des poules Froment doré est magique à observer, pendant que le travail de fixation de ce coloris, générations après générations, est plus que délicat.


Dernière édition par chantal_mayoland le Mar 17 Mar - 12:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lejack.com
chantal_mayoland



Messages : 224
Date d'inscription : 22/07/2011

MessageSujet: Re: Meme combat texte du Collectif Ruralité   Mar 17 Mar - 12:21

Reprenons donc avec celles et ceux qui auront le temps de lire. Ici nous entrons dans des détails qu'il est impératif d'aborder et qui alourdiraient de trop le texte principal de la Pétition Vaccins Volailles. Leur connaissance facilitera nous l'espérons la mesure des enjeux : 

 

Nous entendons, donc, très régulièrement parler de contreparties, de pacte de responsabilité pour l'emploi. Ça tombe bien, les milliers d'aviculteurs familiaux ou sélectionneurs, français et européens, en portent des centaines sur tous nos territoires. Par toutes les entreprises d'approvisionnement ou les activités de service qu'ils font en partie vivre pour répondre aux besoins de leurs petites structures d'élevage, par les villes et villages que nos Concours et Expositions Avicoles animent. Mais ils exercent donc pourtant, sans accès facilité aux vaccins aviaires pour leurs cheptels de taille réduite, dans des conditions inadmissibles et dangereuses, sans filet sanitaire préventif efficace. Tout ceci est donc bien fragile. Alors faisons nous entendre de manière citoyenne pour aider à résoudre ce lourd problème. Et faites, si vous partagez l'importance de ces problématiques, circuler au maximum s'il vous plait cette information auprès des personnes pouvant être concernées ou intéressées. Elle est centrale pour l'avenir de l'aviculture familiale, pour le rayonnement de l'aviculture de loisir et de sélection, pour nos patrimoines génétiques nationaux, la biodiversité, pour celui des petits producteurs de qualité en circuits courts de distribution et dans une optique de développement durable, pour une ruralité vivante.

 

La confiance tant invoquée, sans laquelle notre économie ne peut totalement redémarrer, est aussi à ce prix. Dans l'observation précise de secteurs sur lesquels il faut se pencher afin d'entrer dans le détail des contraintes infligées. Ici, la politique commerciale abusive, irresponsable sur le plan sanitaire, condamnable et coûteuse en pertes de productions, des firmes pharmaceutiques productrices de vaccins pour volailles. Car si notre pays enregistre encore des réussites, reste pionnier dans ce qu'il sait bien faire, pouvons nous nous payer le luxe de négliger toutes les pistes qui peuvent permettre de rattraper les retards accumulés ? Sous l'angle macro-économique, combien d'emplois et d'activités pour ce faire faudra t-il recréer, notamment dans les zones rurales durement touchées alors que des potentialités fabuleuses existent ? Ici, encore, notre riche patrimoine avicole aujourd'hui très recherché alors qu'il est fort rare, parce que trop longtemps méprisé, négligé et sous-estimé dans la course au productivisme et l'application monolithique de ses standards. Alors qu'il pourrait surfer sur ce nouvel engouement, cette recherche identifiée pour les poules de jardin de nos anciennes races locales fermières et d'ornement. Mais aussi, et fort heureusement pour nous accompagner comme argument supplémentaire dans cette lutte, sur la volonté collective de changer de mode de développement pour s'orienter vers des productions animales de qualité, plus durables, plus diversifiées, de proximité, plus respectueuses de notre santé et de notre environnement, de notre avenir commun. 

 

Tout ceci ne demande qu'à être développé, en passant du discours d'intention à la pratique. Il n'est ici, dans cet appel au gouvernement au travers de cette pétition, aucunement question de réclamer des subventions ou aides publiques. Car nous le savons nos décideurs doivent, s'ils ne veulent pas tout étouffer et gagner la bataille de la compétitivité, arrêter de faire trop payer les salariés et entrepreneurs de notre secteur marchand déjà trop amaigri. Dans le sujet qui nous intéresse ici, les laboratoires pharmaceutiques ont donc leur part de responsabilités et doivent de ce fait eux aussi lutter contre les gaspillages et les surcoûts. Protéger efficacement nos patrimoines avicoles rares, qui sont un capital pour l'avenir, par une accessibilité accrue aux vaccins. Avec des impacts bénéfiques attendus tout aussi bien économiques que pour le respect de la santé humaine.

 

Les éleveurs et les signataires de cette pétition souhaitent aussi que l'Etat joue son rôle de régulateur. Pour que les firmes pharmaceutiques apportent des contreparties, comme sur le plan technique particulier développé dans la présente information à propos des vaccins volailles. Ils devraient être disponibles en petits conditionnements, dans un souci d'efficacité technique, de santé publique, de justice et d'égalité, ceci depuis fort longtemps. Pour que dans nos campagnes, dans la ruralité, aucun éleveur de volailles, du plus petit au plus gros, au plus grand, ne soit dans la justice, la cohérence technique, sanitaire, économique et pour le bien être de nos animaux, oublié sur le territoire. Ce sont les petites rivières, leur multitude, qui font les grands fleuves.

 

D'autant que l'engouement pour l'élevage familial des volailles, de loisir ou de sélection pour la préservation de nos anciennes races, est donc aujourd'hui très tendance et en pleine recrudescence. Y compris pour l'utilisation de la poule comme véritable éco-citoyen dans le traitement des déchets organiques ménagers.

Ce qui, si nous n'intervenons pas pour trouver des solutions applicables afin de préserver par la vaccination nos cheptels rares de races pures entretenus par des petites structures d'élevage, risque malheureusement de se faire demain plutôt avec quelques souches de poules hybrides très répandues, produites par l'agro-industrie. Ayant elles la chance, parce que multipliées en quantités industrielles, de pouvoir être généralement vaccinées contre diverses affections et donc efficacement protégées
. Voici ce qui risque en effet d'arriver, un appauvrissement drastique du choix, si l'on continuait sciemment de rendre inaccessibles les vaccins volailles aux petits éleveurs amateurs. Car eux seuls protègent et conservent encore aujourd'hui nos races anciennes si recherchées de volailles locales et régionales.


 

Dans les conditions sanitaires actuelles mal maîtrisées, du fait de l'impossibilité financière due à la non-adaptation des conditionnements et dosages d'accéder à l'éventail des vaccins aviaires existants, l'aviculture amatrice ne peut donc se structurer valablement et répondre sereinement à cette demande grandissante. Un gâchis à la fois génétique et économique

 

Il faut donc visiblement agir avec différentes méthodes pour débloquer ce problème. Pour l'instant nous informons et mettons en pleine lumière cet abject scandale. Et, puisque il est de bon ton de parler constamment du bien être de l'animal, ne nous trompons pas dans la hiérarchisation des priorités, leur santé. Les vaccins pour volailles en petits conditionnements doivent être disponibles, sur commande, chez nos praticiens vétérinaires. A des tarifs adaptés, cohérents et responsables, pour leur éviter justement de parfois mourir dans d'atroces souffrances. Pendant que des années de travail de sélection peuvent être alors anéanties. Décourageant parfois pour toujours des sélectionneurs émérites et passionnés de nos races anciennes, ou des débutants, la relève.

 

L'idéal serait encore que les firmes pharmaceutiques productrices de vaccins pour volailles assouplissent de leur plein gré leurs positions, optant pour des politiques commerciales plus vertueuses et plus raisonnables, économiquement comme sanitairement. Ne serait-ce que pour être en conformité avec les lois, notamment celles liées à la consommation. Ce qui, si cette situation n'évoluait pas favorablement après plusieurs décennies d'attente pour les vaccins volailles en petits conditionnementspourrait être alors à terme débattu devant les juridictions concernées. Aujourd'hui des dispositifs financés sont en effet possiblement utilisables pour organiser des actions collectives de groupe en justice. Et nous pouvons être ici, selon les angles d'attaque envisageables à toujours mieux définir et inventorier, légalement dans le champ d'application.

 

L'élevage fait partie de l'essence de notre pays, de sa culture, de sa noblesse et de ses origines, il y a des choses sacrées qu'il est impératif de protéger au risque de se perdre.

 

Souhaitons donc que l'Etat français nous aide et se penche sérieusement et rapidement sur ses responsabilités dans tous ces manquements.  Sur la qualité de sa signature face à ses engagements internationaux concernant ces questions majeures. Celles liées au développement durable et à la protection de la biodiversité domestique et de nos patrimoines vivants. Nous sommes en effet un pays de patrimoine, c'est encore en partie ce qui nous sauve, ne l'oublions pas.

 

Pendant que notre Europe cherche officiellement à diminuer la consommation d'antibiotiques prenons les devants. Protéger l'aviculture amatrice française et les petits élevages familiaux est un devoir, sans accès facilité et équitable aux différents vaccins existants c'est une illusion.

 

L'accès aux vaccins volailles conditionnés en petits dosages est une priorité, une exigence, évidente, flagrante. Ce scandale devrait être réglé depuis bien longtemps.

 

Pendant qu'en parallèle il ne suffit pas, pour les défenseurs du bien être des animaux, de de se contenter même si c'est dans le noble espoir ou l'idée de se rendre utile d'aller constamment entreprendre de vérifier ou de contrôler si le petit éleveur s'occupe bien des ses animaux. Nous voyons bien dans la problématique ici développée où sont les limites d'un tel raisonnement, sur des affaires techniquement bien plus délicates et compliquées qu'il n'y parait. Il faut donc nous surpasser en ayant une vision d'ensemble cohérente. Les véritables éleveurs praticiens le savent, peuvent et doivent vous l'apprendre et le rappeler.


Car à l'impossible nul n'est tenu. Comme mettre la charrue avant les boeufs, ou confondre vouloir avec pouvoir. Prôner un contrôle resserré des petits élevages pour y faire quoi ? Alors qu'ils ne peuvent financièrement protéger leurs animaux par un accès facilité aux vaccins volailles qui existent. Produits uniquement en conditionnements destinés à des milliers de volailles. Bien d'autres frais quotidiens d'entretien, sans oublier les conséquentes dépenses et investissements générés par la construction de nos divers poulaillers, pour nos volailles de luxe pour certains de races pures pour d'autres, étant à assurer en petit élevage familial ou amateur. Avant de pouvoir s'offrir dans ce contexte de marché stupide quelques programmes de vaccination ...


 

L'idée, parfois conceptualisée comme réponse éventuelle à cette attente, qui évite de devoir affronter le noeud du problème les firmes pharmaceutiques, de faire déplacer dans la journée les vétérinaires pour vacciner dans les petits élevages de volailles, ne remporte sur le terrain aucune adhésion. Quelles que soient les parties concernées. Equipant alors dans cette hypothèse les praticiens de vaccins en conditionnements industriels, tels que ceux actuellement proposés sur le marché, avec mission de les partager nonobstant un respect partiel potentiellement prévisible des contraintes techniques d'utilisation, de ces médicaments préventifs souvent fragiles. Pour chaque rappel de vaccination et pour différentes affections pouvant concerner les reproducteurs adultes, ou à chaque naissance d'une bande de poussins et ensuite aux différentes étapes au cours de leur conduite et élevage ! Tout ceci ne ferait par ailleurs, sans parler de l'improbable organisation pratique sur nos territoires, s'éloignant de l'objectif d'économie initial, que renchérir très lourdement encore le coût des opérations vaccinales. Stresserait nos oiseaux en pleine journée alors que, afin d'éviter les accidents, c'est à la nuit tombée quand ils sont au repos sur leurs perchoirs qu'il faut procéder. Multiplierait les facteurs de contamination par un manque de cloisonnement entre différents petits élevages visités par les praticiens et au final grèverait plus encore au passage des caisses publiques déjà suffisamment asséchées.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lejack.com
chantal_mayoland



Messages : 224
Date d'inscription : 22/07/2011

MessageSujet: Re: Meme combat texte du Collectif Ruralité   Mar 17 Mar - 12:21

Oui c'est écrit en gras, en préventif contre toute tentative déplacée supplémentaire et habituelle d'excès paperassier et bureaucratique tatillon, dans ce projet d'amélioration de l'accessibilité de la vaccination des volailles pour les éleveurs familiaux ou amateurs sélectionneurs. Un dispositif administratif trop lourd, trop rigide, inutile en quelque sorte, n'est ni pratique ni pragmatique. Comme c'est pourtant toujours à craindre autant l'aborder dès maintenant, puisque nous sommes parait-il pour redresser l'économie à l'heure de l'efficacité et de la simplification. Dans la confiance et pour qu'il souffle un vent de liberté à même de motiver toutes les énergies.

C'est sur prescription de leur vétérinaire conseil local, que les milliers de petits éleveurs familiaux, amateurs sélectionneurs, doivent pouvoir se responsabiliser en ayant accès aux vaccinations pour les volailles. Pour toutes les catégories d'âge et différents lots à vacciner, reproducteurs adultes, jeunes, poussins, etc ... Pour les différentes maladies virales ou bactériennes existantes. Ce n'est pas pire, en y réfléchissant quelques instants, que de bombarder nos animaux par dépit, parfois en vain, avec des antibiotiques ....


 

Enfin produire et distribuer sur commande les vaccins volailles en petits dosages et conditionnements, par une action vigoureuse et appuyée pour qu'il en soit ainsi en direction des firmes productrices, serait un excellent message de confiance. Pour les centaines et milliers de petits éleveurs familiaux et conservateurs de nos races anciennes locales et régionales de volailles, partout en Europe.

 

Soyons de ce fait plus exigeants, ici nos élus et décideurs sont en priorité naturellement concernés, envers les grandes firmes multinationales qui officient sur notre territoire. Comme dans le cas présent avec les laboratoires pharmaceutiques vétérinaires, pour qu'elles respectent la loi lorsqu'elle n'a pas à être améliorée, au lieu de tendre à se considérer assez souvent comme dans un nouveau far-west. Au lieu, à chaque instant et en toutes circonstances, choisir plutôt, peut-être par facilité, de circonscrire prioritairement les citoyens de base, les petites et moyennes entreprises, bien évidemment plus aisés à évaluer et à calibrer dans leur fonctionnement. 

 

Ainsi, pour toutes ces raisons pratiques et de fond aidez nous par votre participation solidaire. Afin que ce grave problème, ce scandale honteux de la non-disponibilité des vaccins aviaires en petits dosages et conditionnements qui subsiste depuis des décennies, s'amplifiant toujours plus afin de protéger des intérêts particuliers contraires à l'intérêt collectif, ne puisse plus désormais être passé sous silence.

Première étape pour tenter de le dénouer. En prenant s'il vous plait lorsque cela vous sera possible le temps de lire sur le site Change le texte de la Pétition Vaccins Volailles. Les différents arguments techniques et économiques sobrement énumérés ainsi que surtout les attentes des éleveurs, développées et exprimées par de nombreux commentaires rédigés. Détaillant les difficultés constantes et répétées crées par cette inadmissible situation avec des vaccins volailles fabriqués uniquement en conditionnements industriels. Pour espérer pouvoir protéger un jour, lorsque selon les situations d'élevage c'est utile ou recommandé, par les vaccinations existantes nos unités familiales, de sélection ou de production de taille modeste. Y sont conservés d'irremplaçables réservoirs de biodiversité, un capital vivant pour l'avenir. Et, si vous partagez ce mouvement, en signant donc cette pétition pour mieux appuyer cette information. Elle est semble t-il d'utilité publique majeure, remplie de symboles et d'espoirs et concerne au final tous les citoyens femmes et hommes de notre pays et au delà. Notre avenir économique, celui de la ruralité, de nos patrimoines génétiques, notre santé et celle de nos animaux.


 

Tant que sur le terrain cette grave affaire ne sera pas réglée, alors qu'elle est porteuse de misère partout de par le globe, alors que la poule cet animal familier mythique parmi les volailles, fort utile domestiqué il y a environ 8000 ans qui avec ses produits alimenta des générations humaines entières, le Monde sera progressivement informé. Et à vos trousses, mesdames et messieurs les actionnaires majoritaires des firmes pharmaceutiques. Quel que sera le temps nécessaire pour y arriver en priant la providence de nous aider. Dites vous bien qu'il existe encore des puristes et que toute la recherche n'est pas sous votre coupe déjà entièrement privatisée. Ce que vous avez fait, mesdames et messieurs des laboratoires pharmaceutiques vétérinaires, en méprisant pendant tant d'années nos patrimoines génétiques avicoles rares, témoigne justement des graves limites de cette politique.

 

Chers lecteurs, nous ne sommes pas ici dans une opération de communication abusive de plus, le sujet est bien trop périlleux pour notre avenir commun. La cible n'est pas votre portefeuille, nous ne faisons pas appel aux dons. Mais à votre conscience et discernement. A l'aune de ce que nous défendons vous le comprendrez aisément.

 

La modernité, un progrès qui ne saurait pas s'allier aux traditions et expériences séculaires ancestrales héritées qui furent vitales à notre évolution, aux patrimoines animaux domestiques vivants légués par nos anciens de races modelées par le temps, les terroirs et leurs habitants, deviendrait très vite alors un mythe, un leurre, un fantasme, au pire, ici comme ailleurs, un anéantissement. Des signes ne trompent pas, de plus en plus de contemporains, jusque dans nos campagnes, ne souffrent plus d'entendre le chant des Coqs ! Allant jusqu'à porter plainte devant les tribunaux pour les faire taire pendant que leurs vociférantes voitures polluent en veux tu en voila. Qu'ils n'oublient pas une chose. Le Coq fait partie des emblèmes de la France, peut-être parce que c'est un des rares oiseaux qui soit encore capable de chanter les deux pieds dans la merde ! Dans la réalité sociale et économique actuelle, pas celle que certains tentent de nous montrer pour mieux cacher la forêt, nous touchons donc ici au fond de nos origines, à notre culture, à notre histoire. L'effet boomerang vous arrive donc maintenant en pleine face, mesdames et messieurs des laboratoires. Toutes ces scandaleuses vérités ne seront désormais plus occultées. C'est ainsi.

 

Mesdames et messieurs des laboratoires pharmaceutiques, revenez rapidement à la raison. Vous ne pourrez indéfiniment, dans les coulisses, influencer pour promouvoir et défendre des positions contraires à l'intérêt collectif. Nos décideurs élus, nos administrations centrales et nos institutions régulatrices européennes ou nationales, parfois la recherche ou les enseignements pouvant y être associés. Là, dans ces circonstances et milieux, vous savez toujours mettre les moyens et trouver les budgets nécessaires dès qu'il s'agit d'attendre un "retour sur investissement". Oubliant dans vos actions la cohérence avec le soutien déclaré au développement durable, ce que démontre sans plus d'ambages cette irresponsable politique commerciale constatée avec les vaccins volailles.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lejack.com
chantal_mayoland



Messages : 224
Date d'inscription : 22/07/2011

MessageSujet: Re: Meme combat texte du Collectif Ruralité   Mar 17 Mar - 12:22

Nous avons des objectifs à atteindre collectivement. Limiter les risques liés aux antibiorésistances, les gâchis génétiques irrémédiables parmi nos races animales domestiques, ceux économiques dans nos territoires, respecter le bien être de nos volailles fermières ou d'ornement. Pour durer, chacun, chacune doit avoir sa place au soleil, agir et penser dans la complémentarité. Positive et équitable, constructive, entre petits éleveurs amateurs sélectionneurs réservoir de biodiversité et grands élevages. L'amélioration de l'accès aux vaccins volailles, par leur fabrication prévue en petits dosages et conditionnements, est un enjeu central et majeur.


Notre pays la France pour continuer d'exister, d'être écouté et entendu dans le concert des nations comme une force de proposition, doit participer de manière plus active et exemplaire à la construction d'une mondialisation économique durable et équilibrée. Plutôt que de subir des procédés et pratiques commerciales inacceptables parce-que destructeurs. Alors, chaque citoyen a le droit d'être informé de telles dérives et de se forger une opinion. Elles touchent bien des fondamentaux de nos sociétés, les diverses volailles des élevages familiaux, ceux de sélection et de préservation, ceux de loisir tout comme les unités professionnelles d'élevage à taille humaine en circuits courts de distribution et dans une optique de développement durable. Pour finir, toutes les activités d'animation ainsi que filières d'approvisionnement et de services reliées. Au final ce sont nos assiettes, leur saveur, qualité et diversité, notre gastronomie, la santé publique et nos possibilités de rebonds futurs.


 

La France est appréciée en particulier pour la richesse, la beauté et la diversité de ses paysages et patrimoines ruraux. Dans cet ensemble la basse-cour et ses volailles ont très longtemps eu toute leur place. Jusque à l'arrivée après-guerre d'une agriculture plus productiviste et intensive. Nos races pures régionales de volailles fermières, moins productives, ont alors peu à peu cédé la place à quelques types génétiques aujourd'hui mondialement répartis. Ces trésors auraient pu disparaître, certaines races et espèces de volailles en ont déjà fait les frais. S'il n'y avait pas eu la passion chevillée au corps de milliers d'éleveurs amateurs et petits élevages familiaux toutes générations confondues, nos enfants ne pourraient plus admirer toute cette diversité vivante. Lorsque notamment dans les villes et communes de France les scolaires viennent visiter, les yeux émerveillés, les Concours et Expositions Avicoles.

 

Or, pour beaucoup, les éleveurs familiaux et les aviculteurs amateurs sont issus de classes sociales populaires, rurales, ouvrières. Dans ces injustes et inextricables conditions liées à l'organisation d'un marché qui ne laisse de place qu'à l'aviculture intensive et industrielle, ils doivent renoncer contraints à l'utilisation des vaccins aviaires. Parfois voir dépérir leur cheptel et leur travail alors que bien souvent on aurait pu l'éviter ...

Et même pour les personnes pouvant appartenir à la classe dite moyenne, avec les méga-conditionnements actuels de l'industrie pharmaceutique vétérinaire c'est le chiisme familial assuré, face au coût incroyable d'un éventuel programme de vaccination annuel des jeunes et des adultes ! Méga abus commercial donc, gaspillage, à la limité de la vente forcée puisque plusieurs principes juridiques sont heurtés par l'incohérence de cette situation. Surtout quand ces mêmes laboratoires fabriquent pour les Lapins et les Pigeons des vaccins en 10, 20 ou 50 doses. Sans oublier l'irresponsabilité sanitaire vis à vis de nombreux cheptels uniques, les risques pour la santé humaine par un usage abusif des antibiotiques en l'absence de vaccins en petits conditionnements, le non-soutien à tout un secteur économique.

A force de tergiverser sans pratiquer, sans actes pour modifier la situation, mieux anticiper, pourquoi pas qui sait un jour quelques hauts fonctionnaires zélés trouveront plus aisé, pratique principe de précaution, de finir de détruire d'un simple trait de plume. Tout ce secteur associatif d'éleveurs même si, par le volume qu'il représente, regroupé il irrigue économiquement et socialement nos territoires. Créant du lien et des solidarités tout en conservant nos fabuleux patrimoines génétiques avicoles. Par exemple, au nom toujours du principe de précaution sanitaire et en l'absence de vaccins en petits conditionnements, en interdisant un jour l'organisation de nos Concours et Expositions Avicoles. C'est plus ou moins latent, alors qu'ils sont pourtant un lieu d'échange et d'émulation essentiel entre éleveurs.


 

Si la bureaucratie pouvait, avec autant d'autorité auprès des firmes pharmaceutiques productrices de vaccins pour volailles, décréter pour obtenir des contreparties techniques pour tous ces vitaux et riches patrimoines avicoles à conserver. Bureaucratie ou technocratie qui semble parfois aidée, dans une mauvaise définition et conception des priorités, par les branches les plus revendicatrices des habituels théoriciens et missionnaires du bien être animal.

Celles très éloignées de la véritable relation pluri-millénaire entre l'homme et ses animaux domestiques. Des personnes n'ayant parfois jamais fait naître un poussin et surtout, si elles ne sont pas elles mêmes éleveurs, sans la responsabilité légale de leur entretien. Sujets animaux qui sans l'intervention de leur éleveur, avec qui ils ont modelé nos paysages, ne pourraient à l'état sauvage vivre décemment.

 

Ainsi, déblatérer dans un hémicycle pour nous expliquer ce que nous éleveurs connaissons parfaitement, que les animaux domestiques que nous côtoyons en permanence sont doués ou dotés de sensibilité, c'est bien. D'autant que l'éleveur pas assez animalier pour comprendre ces évidences ne dure jamais longtemps.


Aussi, quand ces mêmes activistes juridico-légalistes du bien être animal auront la même fougue et audace pour s'attaquer aux dérives du lobby des firmes pharmaceutiques vétérinaires, pour que le bien être de nos animaux soit effectivement et pleinement assuré dans nos élevages de volailles familiaux ou de loisir, ils pourront alors se satisfaire totalement de leur action. Pour nos gallinacés, poules, coqs, poussins, poulets, poulettes, dindes, pintades, cailles, faisans, paons, etc ... Nos palmipèdes, canards, oies, y compris les espèces sauvages dont certaines sont devenues rares en milieu naturel. Une paille que tout cela !


 

Non, un sujet de concours que l'éleveur chérit et bichonne, un reproducteur de qualité bien entretenu et préparé pour concourir dans son plus bel aspect et exprimer toute la vitalité conservée d'une race de volailles fermière ou d'ornement, fruit d'un travail de sélection engagé sur plusieurs années, n'est pas stressé de manière irrémédiable par sa participation à une Exposition Avicole. Cela n'entame aucunement son bien être de façon durable, les animaux domestiques sont familiers avec l'humain surtout si leur éleveur est un soigneur. Chaque sujet de race pure participant est placé dans une cage individuelle confortable et adaptée à sa taille, avec litière, abreuvement et alimentation. Pendant quelques jours le temps d'un week-end, offerts aux yeux du public toujours admiratif. Il le serait beaucoup plus encore, stressé le pauvre animal ainsi que tous ses congénères, si une maladie contagieuse venait décimer son troupeau de résidence. Alors que bien souvent toutes ces souffrances inutiles pour ces animaux que nous avons fait naître pourraient être évitées par des programmes de vaccination adaptés.

 

En novembre 2012 je participai à l'Exposition Nationale d'Aviculture de Montluçon dans l'Allier. 6000 animaux domestiques, poules, pigeons, canards, lapins, etc ... étaient présentés aux yeux ébahis du public dans le Parc des Expositions de la ville. Pendant quatre jours la plupart des hôtels et restaurants de la cité bourbonnaise et de ses environs furent complets. Remplis par des éleveurs exposants de toutes les régions de France, par les juges avicoles aussi, les visiteurs et éleveurs venus acquérir des reproducteurs pour renouveler leurs souches.

Allons y, là aussi interdisons, réglementons à outrance, supprimons. A ce rythme nous n'irons plus bien loin, nos enfants dans quelques années nous remercieront. De n'avoir pas su protéger, conserver et transmettre avec assez d'efficacité toutes ces richesses génétiques, un capital pour le présent et le futur. De nous être couchés, parfois par intérêt, face à l'avide tyrannie toujours renouvelée, s'amplifiant, des cupides. Le comble du cynisme étant de faire constamment l'éloge de leur prétendu soutien au développement durable, en façade par une communication creuse à peu de frais sur leurs sites internet, les firmes pharmaceutiques vétérinaires d'ici ou d'ailleurs. Pendant, qu'afin de préserver leur profitabilité maximale, peut-être aussi répondre attentivement aux attentes des gros élevages souhaitant assoir toujours plus leurs monopoles, toutes les demandes des petits éleveurs pour des vaccins conditionnés en petits dosages et quantités n'ont jamais été prises en compte.


 

Soutenez alors les éleveurs amateurs, les aviculteurs et leurs petites unités d'élevage, familiales, de sélection ou de loisir, berceaux de diversité et de patrimoine, support de toute une filière économique qui ne demande qu'à prospérer. Installer les conditions et les instruments de la maîtrise de la santé de nos cheptels, de nos échanges de reproducteurs. Pour le bien être de nos animaux et une structuration solide sur le long terme de toutes les activités reliées. Surtout dans ce contexte économique bloqué et délabré, ravageur, où aucune de nos potentialités ne devraient être négligées pour créer de la richesse commune. Ce frein technique et économique est hideux, c'est irresponsable, il doit sauter. Pour que nos animaux soient bien soignés et entretenus grâce à nos trésoreries préservées, permettant l'application possible de programmes préventifs de vaccination, pour nos jeunes et adultes lorsque utile ou nécessaire.

 

Agissez donc avec nous en appuyant ce mouvement. Pour que les outils d'un développement durable réel soient disponibles et au rendez-vous des discours. Cette politique commerciale, cette vision à court terme condamnable des firmes pharmaceutiques doit changer. Par une sensibilisation des acteurs au fur et à mesure que l'opinion publique sera de mieux en mieux informée, par la loi ou la réglementation si notre Etat et nos gouvernants savent encore se comporter en responsables face à leurs engagements. Au final, si rien ne bougeait au niveau des deux parties principalement concernées par cet abject scandale et tous ces manquements, ce marché de dupes, cette tromperie, par des actions collectives de groupe en justice. Que les éleveurs les plus attentionnés envers leurs animaux ne manqueront pas, excédés, de mener.

Comment comprendre en effet, alors qu'il a urgemment besoin de renaître, que notre pays la France soit dans beaucoup de secteurs toujours constamment bloqué ? Dans le cas qui nous intéresse, c'est tout simplement criminel vis à vis de tous nos patrimoines génétiques avicoles, des secteurs économiques reliés, dramatique pour l'avenir de la santé humaine avec l'usage abusif des antibiotiques crée par cette absurdité que peu de personnes osent dénoncer, même parmi celles qui totalement informées devraient pourtant en premier lieu alerter. Cela ne semble point gêner les dits responsables que cette pétaudière organisée soit en contradiction totale avec les engagements internationaux signés. Une infernale imposture mondiale coordonnée, institutionnalisée, couvrant des décisions et des pratiques ubuesques, celles socialement, écologiquement, sanitairement et économiquement suicidaires.


 

Ainsi, pourquoi des propositions pratiques, simples, cohérentes, constructives, utiles à la santé humaine et concrètes pour des milliers d'aviculteurs passionnés, ici comme ailleurs, se heurtent en permanence au même mur de refus injustifié, à une fin de non-recevoir de la part des administrations centrales concernées ? En quel honneur les représentants de la République, censés défendre l'intérêt collectif, entérinent constamment la politique commerciale abusive d'entreprises multinationales ?! Faut-il que les médias, s'ils voulaient s'en convaincre, aillent questionner les quelques hauts fonctionnaires responsables de ce "manque d'écoute " ? Quelles pourraient être les raisons obscures de cette inaction constante et de ces blocages avérés ?

 

Notre histoire récente nous a rappelé, à plusieurs reprises, la capacité d'entrisme généreux déployé par les firmes pharmaceutiques. Les mêmes causes semblent produire les mêmes effets. Même s'il est maintenant après de longues déblatérations inscrit sur le papier, peut-on ainsi croire dans ces circonstances que le bien être de nos volailles fermières et d'ornement est respecté ?

 

L'illogisme de ce pays qui cherche à se relever est à son paroxysme. En effet, faut-il encore le rappeler, le hurler, l'écrire en lettres majuscules. Nous éleveurs, qui sommes légalement responsables de l'entretien de nos animaux, ne demandons pourtant pour régler cette incurie aucunes aides ni subventions publiques ! Nos réclamations constructives sont donc totalement indolores pour les budgets publics, que demander de plus !

Seulement de pouvoir acquérir sur prescription chez nos vétérinaires conseils, à nos propres frais car nous tenons à nos diverses volailles ce qui ne peut que participer avec la demande potentielle croissante à la relance de la croissance, des vaccins préventifs adaptés à la taille de nos élevages. Au lieu de devoir se heurter aux tarifs rédhibitoires, spoliateurs, de l'industrie pharmaceutique.


 

S'il s'agit du jeu du chat et de la souris, il est en effet toujours fort délicat pour le corrompu d'aller quelques années plus tard donner des leçons de bonne conduite à son ancien corrupteur. Pour enfin réguler un marché tellement anarchique qu'aucun libéral patenté ne pourrait démontrer qu'il respecte le fameux mais fumeux, parce que dévoyé, fondement proclamé de la concurrence libre et non faussée.

 

Mais puisque le secteur qui nous intéresse est coutumier du fait, je te tiens tu me tiens par la barbichette, si cette hypothèse s'avérait être d'actualité cela expliquerait peut-être que personne n'ose dégoupiller et que les blocages persistent. Pendant que nos précieux cheptels continuent de payer.

 

Ce n'est qu'un scénario interprétatif, d'autres sont certainement possibles. Car comment comprendre en effet qu'après avoir tant argumenté, détaillé et démontré tous les enjeux, le mutisme soit toujours de mise ? Dans tout crime il y a un mobile. Pour nous éleveurs, peu importe d'en connaître toute l'étendue ou les différents moteurs en présence, nous voulons seulement les vaccins en petits conditionnements disponibles chez nos vétérinaires conseils. C'est d'ailleurs ainsi que déjà ça fonctionne, car même en méga-conditionnements industriels les vaccins aviaires s'obtiennent sur commande. Depuis trop longtemps nous le vivons dans notre chair avec nos animaux, nous angoissant pour leur santé et nos trésoreries, ça laisse du temps pour réfléchir.

Pourtant la République légifère et sur le papier reconnait notre existence, l'aviculture familiale de loisir ou de sélection :
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lejack.com
chantal_mayoland



Messages : 224
Date d'inscription : 22/07/2011

MessageSujet: Re: Meme combat texte du Collectif Ruralité   Mar 17 Mar - 12:22

"tout en préservant, d'une part, l'activité des éleveurs professionnels comme non professionnels qui garantissent la pérennité des races et des espèces et contribuent au maintien de la filière nationale de génétique collective"


LOI n° 2014-1170 du 13 octobre 2014 d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt - Article 55


 

 

Ainsi, nous baignons donc dans l'incohérence  totale et l'inconsistance pratique et administrative, puisque : les vaccins pour volailles sont toujours inexistants en petits conditionnements et que surtout il n'y a visiblement pour l'instant aucune lueur d'avancée ou de volonté politique à vouloir régler favorablement ce dossier. Les firmes pharmaceutiques font régner leur lois et celles des filières intégrées. Peut-être faudra t-il donc plaider et en débattre ?

 

Depuis la nuit des temps nos élevages familiaux de plein air, hier dans nos basse-cours aujourd'hui dans nos jardins, sont au contact permanent de multiples vecteurs pouvant être porteurs de tout un ensemble de germes bactériens ou viraux. Bien présents, la pratique et les déboires de nombreux élevages amateurs en témoigne. Des germes se baladent au gré des vents pouvant s'échapper de partout, petits ou grands élevages. Pouvant de plus être transportés par l'avifaune, les échanges d'oeufs ou de reproducteurs. La protection de nos petits élevages par des programmes de vaccination adaptés devrait donc être la règle.

 

Déjà faut-il considérer, au niveau administratif, les éleveurs amateurs comme des personnes libres et responsables. Au lieu d'avoir la prétention et tentation habituelle de vouloir tout régenter, contrôler, materner, surtout les petits. Encore faut-il avoir les moyens de telles ambitions. Aussi c'est le status quo qui naturellement s'installe, immobile, on ne fait rien qui ne soit pas contrôlé ou contrôlable, au final on ne produit plus rien, sauf des concepts, on coule .... Confondre vouloir avec pouvoir, alors qu'un peu d'humilité et de discernement pratique seraient de mise pour obtenir quelques résultats. La France est riche d'initiatives, sauf lorsqu'elles sont constamment bridées ou suspectées, le moteur au ralenti, surtout pas d'excès de vitesse ...

 

Pendant ce temps, l'Organisation Mondiale pour l'Agriculture et l'Alimentation ne peut que, dépitée, constater ce génocide programmé contre la biodiversité domestique. En Europe, en France, pays qui recèle encore parmi les plus beaux patrimoines animaux domestiques du Monde. Mais quelle honte !

 

Si rien n'évoluait favorablement, nous tenterons donc d'utiliser les nouveaux instruments législatifs en place. Ceci tant que nos animaux domestiques, antérieurement qualifiés de biens meubles ou objets, sont donc juridiquement nouvellement considérés comme des êtres vivants doués ou dotés de sensibilité.

 

Car, même si c'est un désir émanant des plus farouches et absolutistes défenseurs de la notion de bien être animal, il ressort que nos protégés ne sont pas encore des sujets de droit. Dans le sens où ils ne jouissent pas pour l'instant de la même approche juridique que celle accordée à l'espèce humaine.

 

Fort heureusement pour nos petits élevages familiaux de volailles ! Car ce donc nouveau bancal ou intermédiaire statut, obtenu récemment pour nos animaux domestiques, devrait nous l'espérons nous éviter de ne pas pouvoir organiser dès que nous le jugerons utile des actions collectives de groupe en justice, en direction des firmes pharmaceutiques. Afin notamment d'y exiger la fabrication et la distribution commerciale en petits conditionnements, sur commande et prescription vétérinaire, des différents vaccins pour volailles existants.

 

Bataille forcément chronophage, au lieu de sur le terrain travailler et produire. Ceci pour stratégiquement contourner l'écueil potentiel que représente la limitation du champ d'application, dans la nouvelle loi sur les actions de groupe collectives en justice. En effet, les questions sanitaires ou environnementales sont bizarrement écartées des possibilités d'action sous ce régime collectif, hors du champ d'application de la nouvelle loi. Et oui, si aux Etats-Unis même les plus grosses multinationales peuvent sur tous les sujets être attaquées, ici dans le pays des droits de l'homme sur des questions cruciales se taire il faudrait ?

 

Pour y  parler justement devant les tribunaux de gaspillage, de vente forcée, d'abus commercial, avec ces vaccins industriels en méga-dosages. 10, 20, 50 doses pour les Lapins et les Pigeons. 1.000, 10.000, 20.000 doses pour nos immenses patrimoines avicoles. Cherchez l'erreur !

 

Car l'élevage, le vrai, celui à taille humaine, est le seul qui puisse perdurer. Moins polluer l'environnement par des circuits courts locaux responsables de distribution. Et certainement pas des milliers de volailles même qualifiés de Bio, contenues dans des bâtiments où elles crèvent de ne même plus voir le jour et transportées parfois de continent à continent. Car c'est ainsi qu'à terme la nature se rebellera et nous produira les pires menaces. Pas dans nos petits élevages pourtant emplis de savoir faire. Mais que pour satisfaire les exigences et intérêts particuliers du lobby agro-bio-industrialo-hygiéniste, lourdement subventionné lui et dont les firmes vétérinaires font partie, il est toujours sciemment envisagé, l'indisponibilité des vaccins pour volailles en petits conditionnements en est une des preuves tangibles, de crever tous les porteurs de biodiversité, tous les cheptels de volailles de taille modeste.

 

L'Europe vient donc de voter des résolutions pour encourager la diminution de l'usage des antibiotiques, limiter les antibiorésistances. Sans un accès démocratisé et responsabilisé aux vaccins volailles, pour les milliers d'éleveurs familiaux européens, ce voeu pieu semble bien insoluble ......

Croyez-vous vraiment citoyens, alors donc que la dictature de Soleil Vert Industriel en douce manipule et intègre, que les éminents chercheurs concernés de nos instituts de recherche vous serviront demain les tablettes de plancton ou de protéines bio promises comme substitut pour assurer notre avenir alimentaire ? Quand, où et comment pourrez-vous toujours vous en assurer ? En dehors, pour les filières d'élevage, des circuits courts, locaux, directs d'approvisionnement. Par ailleurs moins consommateurs de moyens de transport. Abandonnant ainsi progressivement toute politique durable d'aménagement du territoire rural, de gestion des paysages, de maintien d'une densification économique déconcentrée, par cette présence de nos animaux domestiques d'élevage et de leurs éleveurs.

 

Aussi, sur ce sujet, ce dossier des vaccins pour volailles, personne ne pourra s'échapper. Sous la coupe de qui serait le Monde, pour qu'une simple question technique facile à résoudre, symbolique et vitale, ne puisse être dans la compréhension et collaboration de tous les partenaires en présence réglée ? Mesdames et messieurs les hauts fonctionnaires, recalibrez de manière bien plus efficace et responsable votre action et vos relations avec les laboratoires.

Il est temps d'appliquer un partenariat constructif bien compris. Ce qui aurait du être fait dès le départ dans toute attribution d'une autorisation de mise en marché. Comme contrepartie, au lieu d'oublier avec un cynisme dépassant toutes les mesures, l'immense famille des volailles domestiques dans nos élevages familiaux, de loisir, de sélection. Ils ne semblent avoir le droit, dans la tête de nos technocrates, que de vivre comme des animaux domestiques de "seconde zone".


 

Combien de temps encore allons nous pouvoir conserver, nous petits éleveurs soumis à beaucoup de contraintes économiques, toute cette diversité, ces patrimoines vivants ?

 

L'élevage de nos anciennes races de volailles, ce hobby aujourd'hui de plus en plus partagé, outre les aspects génétiques et économiques crée du lien social. Nous n'avons pas le droit de laisser encore plus longtemps les firmes pharmaceutiques, au coeur du lobby agro-industriel, détruire toutes ces richesses. Imposer insidieusement et de manière utopique les standards sanitaires de l'élevage intensif industriel à nos unités familiales.

 

Sous l'ancien régime seule la noblesse était en droit d'élever des pigeons ...

 

Il faut agir, Monsieur Le Président de la République Française, avec fermeté, rigueur et lucidité. Ce scandale inacceptable de la non-disponibilité des vaccins pour volailles en petits conditionnements est un problème majeur. Regardez la vérité en face, Monsieur Le Président, prenez enfin cette incurie à bras le corps, cela fait bientôt deux années que les petits éleveurs de volailles sont en colère, sans aucun résultats.

Si nous devons dans quelques mois, pour pouvoir espérer enfin protéger un jour par les vaccinations nos cheptels uniques et notre travail de sélection et de de préservation, engager de longues poursuites judiciaires collectives contre plusieurs multinationales pharmaceutiques, ce sera un aveu d'échec. Celui de la haute fonction publique française, son immobilisme intolérable face à ces revendications, suspect, alors que ce pays est à vite reconstruire. Tout comme l'ensemble de l'Europe, au risque d'exploser en vol socialement. Aucune piste permettant de créer de la richesse réelle, dans l'économie réelle, ne devrait être méprisée. A moins de vouloir continuer sur ce chemin du suicide collectif économique et environnemental emprunté. Par manque collectif de valeurs partagées, d'audace à totalement refonder des systèmes finis, dévoyés et à bout de souffle, périmés, de courage face aux enjeux et aux réalités.


 

 

Pour être respectée dans la durée, au quotidien la République doit être respectable.

 

 

Pour celles et ceux qui auront pris le temps de tout lire ... tous nos remerciements pour votre grande attention !  Courage, il en reste certes encore un peu sur la Pétition Vaccins Volailles, accompagné de commentaires des participants qui auront voulu s'exprimer, souvent instructifs et limpides.

 

https://www.change.org/p/ produire-des-vaccins-pour- volailles-conditionnes-en- petits-dosages
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lejack.com
Valhalla
Admin


Messages : 2371
Date d'inscription : 21/07/2011
Age : 71
Localisation : Gy Les Nonains

MessageSujet: Re: Meme combat texte du Collectif Ruralité   Mar 17 Mar - 18:35

Hé-bé !!! pour quelqu'un qui ne donne pas souvent son avis sur ce forum, là tu as fait très fort !

Cette pétition met en cause le lobby pharmaceutique, pas les vétos. Et pourtant, c'est eux qui se fournissent auprès des Centrales de distribution du médicament vétérinaire qu'ils ont eux-même créés et auxquelles ils ont ajouté, il y a quelque temps, des plates-formes alimentation pour petits animaux.

Les centrales de distribution qui se fournissent directement auprès des sociétés pharmaceutiques, sont bien aux ordres des vétos puisqu'elles en sont les intermédiaires obligatoires.

Faut croire qu'il est plus intéressant de vendre des croquettes que de faire des kms pour vacciner 3 poules...

Désolée, mais je trouve cette pétition mal ciblée, mal rédigée, trop pleurnicharde et je doute fort qu'elle ait une chance d'aboutir.





Revenir en haut Aller en bas
http://www.labradors.org
chantal_mayoland



Messages : 224
Date d'inscription : 22/07/2011

MessageSujet: Re: Meme combat texte du Collectif Ruralité   Mer 18 Mar - 13:29

T'as raison, c'est un pensum.... mais sur le fond, nous les éleveurs nous sommes tous quelle que soit notre espece cible, la vache à lait des véto et consorts
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lejack.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Meme combat texte du Collectif Ruralité   Aujourd'hui à 6:04

Revenir en haut Aller en bas
 
Meme combat texte du Collectif Ruralité
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» YEMA et LEJOUR: Meme combat?
» Clory Fonzie meme combat !
» etre soi meme un pti texte de gérard
» beau texte sur le combat de Muriel Arnal et One Voice
» La Passion du chien, un combat de Donquichotte??

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum des Éleveurs Rebelles :: Divers-
Sauter vers: