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 Fonction psychologiques de l'animal de compagnie

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MessageSujet: Fonction psychologiques de l'animal de compagnie   Sam 11 Oct - 8:58

"Une fois adopté, l’animal de compagnie va remplir diverses fonctions auprès de son 
maître (Mouren-Simeoni, 1998). La première fonction de l’animal est au service du 
narcissisme de l’individu. En effet, l’animal peut servir à attirer l’attention sur son 
propriétaire, en le mettant en valeur par un processus identificatoire. L’animal devient dans ce cas un véritable miroir vivant du sujet qui va aimer l’image de lui-même que l’animal lui 
renvoie. Il sera le faire-valoir à travers lequel il pourra montrer qu’il domine un être et qu’il 
lui est indispensable (Digard, 2005). Nous tenons à nos animaux de compagnie parce qu’ils ne 
se contentent pas seulement de nous « tenir compagnie », ils nous valorisent aussi. Nous 
aimons leur dépendance et l’image d’êtres supérieurs et indispensables qu’ils nous renvoient 
(Digard, 2000). A ce sujet, nous pouvons par exemple relever le propos d’une femme 
interrogée par Odile Bourguignon (1984) : « je suis flattée que ce chat ait besoin de moi : 
sentir qu’on est indispensable à quelqu’un » (femme, 31 ans). Ce type de propriétaire peut
alors rechercher la perfection chez son animal. Ce sont souvent des amateurs d’exposition, de 
concours où ils vont pouvoir montrer leur animal. 
Mais l’animal peut aussi aider l’individu à surmonter ses craintes et ses tendances, il va 
avoir un rôle sécurisant. Il va par exemple aider une personne timide à aller à la rencontre 
d’autrui, faciliter la communication ou médiatiser les relations et les conflits. Dans d’autres 
cas, les animaux vont être des substituts de personnes (adultes ou enfants). Ils auront ainsi 
une place affective importante pour les couples sans enfants ou les femmes seules, qui vont 
les élever au statut d’humain, de « bébé » qui reste petit et dépendant, jusqu’à parfois devenir 
un véritable « animal-roi » remplaçant l’enfant tant désiré avec lequel les parents vont pouvoir 
jouer les domestiques asservis (Ruchmann, 1984). Nous pouvons dire qu’ils remplissent en 
quelque sorte une fonction d’exutoire pour une affection restée sans objet. Ce seront aussi 
parfois de véritables mémoriaux vivants, représentants remplaçants de proches décédés. Ils 
auront alors une fonction de récupération affective pour lutter contre la dépression. Et parce 
qu’on leur prête une certaine disposition à l’empathie, ils vont devenir nos plus fidèles 
confidents. Enfin, Mouren-Simeoni évoque la tendance de certaines personnes à recueillir de 
manière presque pathologique tous les animaux abandonnés. Ils voient dans cette attitude 
une façon de préserver la vie à tout prix par crainte de propre mort, en référence aux Page 30 sur 127
fantasmes de sauvetage décrits par Freud. Pour Willems (2011), adopter un animal peut aussi 
permettre de réparer les cicatrices laissées en nous suite aux différents abandons que nous 
avons vécus dans notre vie. Les sujets « abandonniques », c’est-à-dire qui ont ressenti trop 
d’abandons pour ne pas les reproduire, vont rechercher désespérément l’affection des 
animaux plutôt que celle des humains qui risquent encore de les abandonner. C’est à force 
d’être déçus par les être humains que ces sujets rechercheraient un contact avec les animaux.
Nous pouvons citer à ce sujet les propos de Carl Jung (1973) : « C’étaient les animaux qui 
étaient bons, fidèles, immuables, dignes de confiance alors que je me méfiais des hommes 
plus que jamais.»13 Toutefois, si les animaux peuvent servir d’étayage à l’abandon ils peuvent 
aussi y confronter, notamment lorsque nous devons nous séparer de notre animal mais que 
celui-ci ne sait pas que nous allons revenir. Cela provoque souvent chez les sujets 
abandonniques des réactions de culpabilité. Ruchmann (1984), évoque aussi la fonction 
d’exutoire que peut remplir l’animal. Par exemple, les personnes frustrées, écrasées par leur 
chef au travail ou dépassées par leur conjoint vont utiliser leur animal comme un exutoire qui 
doit obéir au doigt et à l’œil ......"
(LOISEAU_LUCIE_MEMOIRE-DE-RECHERCHE-L'Animal-de-compagnie-un-régulateur-au-sein-du-système familial)
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MessageSujet: Re: Fonction psychologiques de l'animal de compagnie   Dim 12 Oct - 7:46

Et une citation que j'aime beaucoup.

Dans une lettre adressée à Marie Bonaparte qui lui avait offert 2 chow-chow, Freud écrivait :

"On ne peut s'empêcher de respecter de telles âmes animales, ce qu'on ressent pour l'animal est dénuée d'ambivalence, il s'agit là de la simplicité d'une vie libre des conflits de civilisation et la beauté d'une existence parfaite en soi ".
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Valhalla
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MessageSujet: Re: Fonction psychologiques de l'animal de compagnie   Lun 13 Oct - 11:54

Très intéressant. C'est ce qui explique sans doute que la forme de récession que connait notre pays n'a pas mis de frein à la demande en animaux de compagnie.
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mironne



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MessageSujet: Re: Fonction psychologiques de l'animal de compagnie   Lun 13 Oct - 15:30

Alors moi ça me gonfle ce genre d'écrits !. On a un animal pour satisfaire son ego, parce qu'on est timide, à la place d'un enfant ou parce que l'on est dépressive... notons d'ailleurs que nos bons amis psy citent souvent les femmes dans leurs exemples... pauvres choses que nous sommes qui remplaçons un enfant par un chien, un mari par un chat...
Depuis que je suis née j'ai des animaux. Je les aime non pas parce qu'ils remplacent je ne sais quoi ou qui mais parce qu'observer un animal, ses comportements, sa façon de communiquer est fascinant. Parce qu'établir un lien, une confiance avec un être vivant qui n'est pas de votre espèce est riche et créatif.
J'aime un chien parce qu'il est un chien, j'aime un chat parce qu'il est un chat, j'aime observer un oiseau pour ce qu'il est, un papillon pour sa beauté et moi c'est ce manque de curiosité envers cette diversité qui me fait flipper... c'est vouloir trouver un désordre psychologique à cet échange qui me fait fuir...
Participe à ça toutes ces émissions pour neuneus qui montrent des personnes qui habillent leur chiens comme des enfants et autres. Elles ont bien saisies le créneau...
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chantal_mayoland



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MessageSujet: Re: Fonction psychologiques de l'animal de compagnie   Lun 13 Oct - 16:47

moi j'aime vendre mes chiots à ces gens qui grâce à leur nouveau compagnon vont pouvoir tisser des liens avec leur environnement ; un chien prête à l'échange entre lui et son maître c'est vrai mais également entre son maître et les autres humains qui aiment les animaux
Un chien tisse du lien et dans nos cités modernes, c'est parfois un vrai "déclencheur" pour renouer entre une personne et son environnement
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MessageSujet: Re: Fonction psychologiques de l'animal de compagnie   Mar 14 Oct - 7:21

Des observations majeures ont été faites, qui ont conduit les scientifiques à poursuivre leurs travaux d’approfondissement. Il est à souligner que, depuis 1992, les chercheurs s’intéressant à l’animal ne travaillent plus isolément. Leurs travaux sont coordonnés par l’IAHAIO (International Association of Human-Animal Interaction Organizations). Cette structure fédère les activités d’une quinzaine d’associations nationales - dont l’Afirac en France - qui, à travers le monde, étudient les relations entre l’homme et l’animal et développent des programmes expérimentaux. (psychologie basée sur les expériences, observations et scientifiques)
Tous les trois ans, l’IAHAIO organise des conférences scientifiques internationales - la plus récente s’étant tenue en Octobre 2007 à Tokyo - permettant de mesurer les avancées de ces recherches. La prochaine édition aura lieu les 4, 5 et 6 juillet 2010 à Stockholm…


Analyse partagée par de nombreux professionnels de la santé dont le Docteur Didier Vernay, neurologue au CHU de Clermont-Ferrand et président de l’Afirac : «  L’animal n’est pas un thérapeute, il n’est pas psychologue, encore moins psychanalyste. En revanche, il est assurément une béquille contre la phobie ou, dans un groupe humain, un élément de médiation qui peut permettre à certains individus de se révéler ». Si la Thérapie Facilitée par l’Animal n’est pas un remède miracle, elle n’en reste pas moins une voie pour l’amélioration de l’état des bénéficiaires.

Etude Scientifique :

Dans une autre étude, Odendaal et Meintjos (2003) ont confirmé les observations de la précédente. Ils ont observé que durant les interactions positives entre les humains et les chiens, il y avait une augmentation de b-endorphine, ocytocine, prolactine, bphényléthylamine
et dopamine autant chez les humains que chez les chiens. Tout
comme dans l’étude précédente, le cortisol diminuait chez les humains alors qu’il demeurait stable chez les chiens.

Par ailleurs, une étude conduite en Australie auprès de 5,700 personnes, par Anderson et al. (1992) a montré que les hommes qui possédaient un animal de compagnie avaient une pression artérielle systolique significativement plus basse ainsi qu’un niveau de triglycérides et de cholestérol sanguin plus bas que les autres. Cette
étude a également montré que parmi les femmes âgées de plus de 40 ans, c’était celles qui possédaient un animal de compagnie qui avaient un niveau de pression artérielle systolique et un niveau de triglycérides sanguin plus bas que celles qui ne possédaient pas d’animaux de compagnie. Friedmann (1995) a été un peu plus loin dans ses investigations. En effet, lors des interactions entre les humains et les chiens, il a mesuré des changements au cours de l’enregistrement de certains paramètres physiologiques tels que : des changements de
la pression artérielle (diastolique et systolique), du cholestérol sanguin, du triglycéride sanguin et de la conductance de la peau.
Dans une autre étude, Odendaal et Meintjos (2003) ont confirmé les observations de la précédente. Ils ont observé que durant les interactions positives entre les humains et les chiens, il y avait une augmentation de b-endorphine, ocytocine, prolactine, bphényléthylamine
et dopamine autant chez les humains que chez les chiens. Tout
comme dans l’étude précédente, le cortisol diminuait chez les humains alors qu’il demeurait stable chez les chiens.

Conclusion :
La recension des écrits a montré que les humains pouvaient développer de puissants liens d’attachement envers leurs animaux de compagnie. Les interactions avec ces derniers viennent souvent établir et maintenir des liens affectifs chez les personnes âgées, les adultes et les enfants.
La recension des écrits a également mis en évidence le fait que les interactions positives avec un animal de compagnie (notamment un chien) a une influence sur la santé physique et psychologique des humains. Par exemple, la présence d’un chien permet de réduire les facteurs de risques associés aux maladies cardiaques et vasculaires tels que la pression sanguine, le cholestérol, etc. De plus, elle permet de
réduire l’anxiété, le stress et les risques d’être atteint de maladies mentales telle que la dépression nerveuse.
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MessageSujet: Re: Fonction psychologiques de l'animal de compagnie   Mar 14 Oct - 9:36

moi c'est vite vu, je n'élève pas des chiens de compagnie, mais des chiens de travail. et je trouve ça déplorable que les chiens aient fait leur entrée dans les villes...et ont pris l'appellation "de compagnie".
on voit où ça a mené....
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MessageSujet: Re: Fonction psychologiques de l'animal de compagnie   Mar 14 Oct - 9:55

Oui, mais toi, c'est pas la tolérance qui te caractérise ! lol!
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MessageSujet: Re: Fonction psychologiques de l'animal de compagnie   Mar 14 Oct - 10:04

fly-tox a écrit:
moi c'est vite vu, je n'élève pas des chiens de compagnie, mais des chiens de travail. et je trouve ça déplorable que les chiens aient fait leur entrée dans les villes...et ont pris l'appellation "de compagnie".
on voit où ça a mené....

Ca a mené au même endroit qu'en dehors de la ville : les mêmes croquettes, même médocs, antiparasitaires (encore plus) vaccins et vermifuges ....
Les chiens de travail, de sécurité,etc.. sont aussi "un élément  qui peut permettre à certains individus de se révéler" (encore plus).
Et ils ont aussi une relation affective avec leur maitre,  dans le cas contraire ça serait désolant !
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MessageSujet: Re: Fonction psychologiques de l'animal de compagnie   Aujourd'hui à 12:40

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