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 Le juteux business des vétérinaires

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Valhalla
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MessageSujet: Le juteux business des vétérinaires   Jeu 3 Juil - 19:28

Les vétérinaires font-ils des affaires sur le dos de leurs clients ?
Publié le 30/06/2014 09:00

C’est la question soulevée par le Parisien du 29 juin 2014 qui parle de “business juteux”.
Contrairement aux médecins, les vétérinaires peuvent à la fois prescrire un médicament et le vendre à son client.
La vente de médicaments par les vétérinaires représenterait 95 % du marché qui s’élève à 2 Milliards d’Euros, soit encore la moitié de leurs revenus pour les 16 747 vétérinaires de France.
En effet, d’une part, on ne trouve pas la plupart des médicaments pour animaux en pharmacie et d’autre part, les vétérinaires fournissent rarement des ordonnances.
Par exemple, la pilule contraceptive pour les chattes. Si vous voulez garder votre chatte entière pour lui faire une portée plus tard, vous aurez absolument besoin de Mégépi Chat.
Philippe Gaertner, Président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France, indique que les vétérinaires ne fournissent pas d’ordonnance renouvelable. Il faut retourner chez le vétérinaire à chaque renouvellement de la boite. Or celui-ci pratiquerait des prix pouvant aller jusqu’à 20 % de plus que les pharmacies.
Moi-même, j’ai eu l’occasion de comparer une différence de 50 % sur une injection d’antibiotiques pour chat faite par un vétérinaire parisien et un autre en Espagne.
C’est pour cette raison que Francis Queutier, Eleveur à Puy-du-Lac en Charente-Maritime, avait décidé de se procurer les antibiotiques pour son troupeau directement chez un pharmacien. Cela lui permettait d’économiser 6000 euros par an. Mais son pharmacien a été mis en examen pour vente de médicaments sans ordonnance.
Ainsi, c’est la guerre entre les pharmaciens et les vétérinaires en Charente-Maritime. M. Queutier s’est vu rejeté par son vétérinaire qui a refusé de soigner une de ses vaches malade au motif qu’il ne s’approvisionnait pas chez lui. Compte-tenu que les vétérinaires sont de moins en moins nombreux et qu’il faut parfois faire plus de 20 kilomètres pour en trouver un autre, cette attitude peut être très dommageable pour l’éleveur.
Interrogé sur cette pratique, Michel Baussier, Président de l’Ordre National des Vétérinaires, indique que ces litiges sont une infime minorité et que la plupart des vétérinaires jouent le jeu d’un système de libre-concurrence. Il précise que si les médicaments sont parfois plus chers chez les vétérinaires, c‘est simplement parce que ces derniers, travaillant sur des quantités moindres, n’ont pas la possibilité de négocier des prix plus bas. Il estime souhaitable que le vétérinaire puisse fournir le médicament lors de la prescription. C’est comme à l’hôpital. Je reconnais que moi-même, j’apprécie quand le vétérinaire administre lui-même le médicament sur mon chat un peu difficile, que ce soit un comprimé ou une piqure. 
Actualité rédigée par Marie Pancrace, www.micetto.com"


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MessageSujet: Re: Le juteux business des vétérinaires   Jeu 3 Juil - 20:07

"C'est comme à l'hôpital"

Bizarre, ce n'est pas ce que j'ai constaté à l'hôpital ou après avoir subi dernièrement une petite intervention, on m'a fait une ordonnance pour les médicaments à prendre en pharmacie.

Il est vrai que cet article n'est qu'un commentaire sur l'article original du Parisien que je n'ai pas encore pu obtenir, écrit par une journaliste qui apprécie que le véto administre une pilule à son chat. 

La situation est bien différente pour les éleveurs d'animaux de compagnie sur lesquels les vétos maintiennent un monopole discutable, leur interdisant, par exemple de faire des injections alors que c'est autorisé aux éleveurs d'animaux de rente, bétail destiné à la consommation humaine, cherchez l'erreur !

La liste des bizarreries de ces praticiens qui ne peuvent être tenus pour légalement  responsables de leurs actes, va finir par faire sortir Bourgelat de sa tombe...


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MessageSujet: Re: Le juteux business des vétérinaires   Ven 4 Juil - 8:36

Et voici le texte publié dans Le Parisien :

02 LE FAIT DU JOUR Le Parisien
Dimanche 29 juin 2014
 La loi du 29 mai 1975 pose les bases réglementaires de la fabrication, de la prescription et de la distribution du médicament vétérinaire en France. La distribution est partagée entre les pharmaciens d’officine, les docteurs en médecine vétérinaire et certains groupements agréés de producteurs suivis par un vétérinaire. Le vétérinaire a donc à la fois le droit de prescrire et celui de vendre le médicament. Un décret d’avril 2007 donne la possibilité de prescrire un médicament sans consultation systématique par le vétérinaire en cas d’une pathologie habituelle de l’élevage.
 Le nombre de praticiens inscrits à l’ordre des vétérinaires s’élevait en France fin 2012 à 16 747, selon le dernier rapport annuel disponible. La progression des effectifs est
d’environ 2,5 % par rapport à 2011.
Les femmes restent minoritaires puisque leur proportion n’est que de 44 % (56 % d’hommes). L’ordre estime que la parité hommes femmes sera atteinte en 2015.
CLÉS
Contrairement à un médecin, le vétérinaire a une double casquette : il est à
la fois prescripteur et distributeur de médicaments. Pour lui,c’est un bon business qui
représente à peu près la moitié de ses revenus.
Pour le législateur, c’est un casse-tête : supprimer cette prérogative, c’est
prendre le risque de perdre un vétérinaire sur deux, dans un pays où le désert médical est déjà bien trop étendu. Reste donc à espérer que l’appât du gain n’entraîne pas un
usage excessif d’antibiotiques pour les animaux d’élevage, dont la viande finit dans nos
assiettes.
JEAN-MARIE MONTALI
jmmontali@leparisien.fr

Double casquette
À CHAQUE PROFESSION, son serment. Hippocrate pour les médecins,Bourgelat pour les vétérinaires : « Ils ne mettront point à un trop haut prix des talents qu’ils ne devront qu’à la bienfaisance et à la générosité de leur patrie. » Des principes mis à mal aujourd’hui. En 2014, le marché annuel du médicament vétérinaire s’élève à 2 Mds€. Un marché capté à 95% par les vétérinaires et basé sur un système de distribution qui n’encourage pas la modération.
En vertu d’une loi des années 1970, les vétérinaires prescrivent mais vendent aussi les médicaments, tant pour les animaux domestiques que pour les animaux dits « de rente » (volaille, boeuf, porc) à un prix parfois supérieur de 20 à 30% à celui pratiqué chez les pharmaciens.
L’activité de vente de médicament représente jusqu’à 90% du chiffre d’affaires des cabinets. Les pharmaciens récupèrent lesmiettes.
« La loi entraîne un conflit d’intérêts très discutable», dénoncent
aujourd’hui des syndicats de pharmaciens.
« Il faut laisser au consommateur le libre choix », assure Pierre Gaertner, président de la FSPF (Fédération des syndicats pharmaceutiques de France). Un libre choix très
relatif d’après certains éleveurs.
Mais difficile de s’autoréguler quand les laboratoires pharmaceutiques accordent des remises en fonction des quantités d’antibiotiques commandées. Pourtant, le phénomène
de la résistance du corps humain aux antibiotiques l’antibiorésistance est considéré comme « une menace de santé publique majeure» par le ministère de la Santé.
Adoptée au Sénat en avril et en deuxième lecture à l’Assemblée cet été, la loi d’avenir pour l’agriculture prévoit, dans son article 20, d’interdire les ristournes accordées aux vétérinaires par les laboratoires et de limiter à moins de 15% la marge du vétérinaire pour les antibiotiques critiques, ceux qui servent en dernier recours lors de maladies graves. Et qui, par la même occasion, peuvent se retrouver dans notre assiette avec
notre côte de boeuf. Dans lamême loi, unemesure prévoyait le découplage entre l’activité
de prescription et la vente d’antibiotiques. Cet alinéa a été retoqué à lasuite de la mobilisation des vétérinaires l’automne dernier. De son côté, l’ordre des vétérinaires
martèle son objectif : la réduction de 25%de la consommation d’antibiotiques d’ici à 2017, comme le prévoit le plan Ecoantibio du ministèrede l’Agriculture. La bonne volonté
suffira-t-elle ? « Le cercle vicieux actuel impose un rythme où levétérinaire ne réfléchit plus. Un système où il faut soigner les urgences, vendre toujours plus de médicaments
», constate un vétérinaire libéral.
L’avenir sera, selon lui, à une médecine plus douce, basée sur la prévention: « La pratique vétérinaire diminuera. Et ça fait une peur bleue à toute la profession. "

Perso, je ne m'adresse pas aux "vétos de ville" qui pullulent à proximité, je préfère faire 40km pour consulter, quand besoin est, chez ce que j'appelle un véto à vaches, c'est à dire un vrai véto qu'on appelle au milieu de la nuit quand un vêlage tourne mal et qui sait aussi bien évaluer la situation pour un animal de compagnie sans imposer à son propriétaire une série d'examens et de médicaments inutiles, qui pratique des tarifs corrects et ne dispose que de quelques sacs de croquettes qui se regardent en chiens de faïence pour dépanner les demandeurs.

Ce genre de vétos se fait de plus en plus rare, pauvre, pauvre Bourgelat !
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MessageSujet: Re: Le juteux business des vétérinaires   Dim 6 Juil - 19:51

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